ZoomChâteau de la Brestesche
Ancienne résidence des barons de La Roche-Bernard, jusqu'à la révolution de 1789, La Bretesche tire son nom de « BRETECHIA » signifiant ouvrage extérieur de défense surplombant la porte principale d’un château pour en défendre l’entrée. Restaurée au 14 siècle par Raoul de Monfort, La Bretesche prend au siècle suivant le caractère d’une véritable forteresse : Jean de Laval, Baron de La Roche-Bernard, entoure le château d’une enceinte fortifiée. En effet, les ducs de Bretagne, persuadés de l’importance stratégique de la place ont voulu qu’elle fût dotée d’un puissant système défensif, considéré comme indispensable à la sécurité du pays. Le site devient également un lieu de rencontre de la grande noblesse : les ducs de Bretagne, François I et François II viendront chasser dans la forêt de 1 100 ha. Le château a subi, au cours des grands événements agités de l’histoire, de nombreuses dégradations (incendies, pillages, assauts) et plusieurs restaurations :
• Haut lieu du protestantisme au temps de François de Coligny d’Andelot, La Bretesche est attaqué par le Duc de Mercœur et ses alliés espagnols en 1591. Les ordres de démolition qui s’ensuivent ne seront que partiellement exécutés.
• Au 17 siècle, le Duc de Coislin, Baron de La Roche-Bernard installe une belle galerie en façade sur l’étang. A l’austérité de l’architecture militaire, se juxtapose le charme d’une résidence d’agrément.
• Au XVIIIème siècle, Louis-Bruno de Boisgelin, le dernier baron de La Roche Bernard, attaché à la personne de Louis XV, se consacre à l’embellissement du parc du château. A une époque où la botanique et l’agriculture suscitent un intérêt renouvelé, il cultive et acclimate à La Bretesche des plantes exotiques et espèces inconnues.
• A la révolution, le château est confisqué. Puis, la guerre civile embrase l’Ouest. Pris et repris alternativement par les bleus et les chouans, le château est pillé, dévasté, et finalement incendié. Parmi ses ruines, La Bretesche conserve entre autres vestiges, une grosse tour dite Liburin avec sa salle voûtée et ses meurtrières. A la tête d’une immense fortune, M. Jacques Perron, âgé de 21 ans et officier d’état major, achète le domaine en 1840 et il entreprend la restauration du château. Mais, il y renoncera devant l’appel de la vocation religieuse. C’est le marquis de Montaigu qui continuera son œuvre. Aidé de son architecte, M. Boisman, il reconstruit entièrement le château dès novembre 1847, confondant harmonieusement les architectures médiévales et de la Renaissance.
• Lors de la seconde guerre mondiale, la comtesse, d’origine hollandaise, a usé de son influence et du nom de sa mère, née Wendel et proche des plus gros industriels allemands qui fournissaient les canons à l’armée allemande, pour éviter à la population missillacaise bien des problèmes.
• En 1965, Philippe de Montaigu vend le château, selon la rumeur pour éponger des dettes de jeu, à une société immobilière. Divisé en appartements, il a été revendu à une quinzaine de copropriétaires.
Ancienne résidence de la Baronnerie de la Roche Bernard et ancien foyer du protestantisme, le château de la Bretesche vous charme par sa prestance. le château de se visite pas mais il est possible d'accéder à la cour intérieure.
Visites possibles tous les jours du lundi au dimanche de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 du 1er juillet au 31 août et la Journée du Patrimoine en septembre